2001


Rapport - Allison Turner

 

 

Félicitations Rod sur son temps fantastique -- et merci de garder le site du Défi tellement à date que ça pétille! Je suis profondément reconnaissante à Robert Fortier, à sa famille et aux amis de Défi, car sans eux cet événement n'existerait pas... Leur chaleur et amitié ont apporté une saveur vraiment montréalaise au Défi.

Le moment le plus excitant de cette journée étant avant la course, quand Charles Beaudoin est venu me chercher à 5h15 et nous sommes partis pour le départ. A quelques minutes de l'Auditorium je lui ai dit, "J'ai tellement hâte!!" avec un gros sourire sur mon visage. Mon premier Défi et j'étais tellement excitée. Il m'a regardé comme si pour dire, "peut-être que tu ne comprends pas ce qui s'en vient." Nous venions de faire A2A deux semaines plus tôt, donc il savait que je savais très bien ce que c'est une course de longue distance; pourtant, Charles a toujours dit que le Défi est plus difficile que A2A. Je n'ai pas encore décidé... mais il y une chose certaine, chaque course est totalement unique, et je pense qu'on peut dire que chacune vous éprouve d'une manière différent (à A2A la difficulté est plutôt mentale, tandis que le Défi est très physique).

Le moment le plus fier pour moi était quand nous avons fini de mettre nos patins et que nous avons approché la ligne de départ à 5h58. Parce qu'il faisait noir, ça me faisait penser à cette course célèbre qu'on fait aux Pays-Bas, l'Elfsteddentocht, qui elle aussi commence avant le lever du soleil. Cette comparaison m'a fait un peu nerveuse, mais avant qu'on puisse dire "Elfsteddentocht", c'était le départ! Avec des fusées pour nous guider le long du fleuve, on s'envolait vers le bout ouest de l'île de Montréal. Je crois que cette course ne peut que devenir de plus en plus populaire, parce qu'elle est une source incroyable de fierté et de réussite personnelle pour les patineurs de Montréal -- chez eux! Je vous dirai aussi que j'ai presque pleuré en couple de fois sur le boul Gouin -- pas à cause de la fatigue, mais parce que j'étais tellement émue de patiner là -- chez moi!

Le pire moment de la course a été, pour moi, assez tôt dans la 1re section, lorsque je patinais seule en essayant de rattraper Charles, qui avait pris une bonne avance. Pas plus que 20 ou 25 minutes après le départ, j'ai chuté sur des feuilles. Mon genou me faisais mal mais je savais que rien n'était cassé, donc j'ai continué. Ça saignait au fait, mais heureusement Bernard Doth m'a rejointe, lui aussi à seul, et m'a donné un chiffon pour le nettoyer. Alors nous sommes partis rattraper Charles, ce que nous avons réussi à faire avant même de quitter Lachine. Ainsi c'était nous trois de Montréal Élite / Roller Montréal pour la plus grande partie du trajet. Bernard a été incroyable, il a patiné tellement bien.

La partie la plus belle de la course -- pour moi -- d'aucuns diront que je suis folle -- était Senneville. Bien que ce soit la section avec l'asphalte le plus rugueux, cette partie est comme un voyage dans le passé. Charles a pensé la même chose: c'est comme ça qu'était jadis tout l'île de Montréal. Champêtre, avec des collines ondulantes, beaucoup d'arbres, et de très belles maisons. Proche deuxième était le chemin Lakeshore avec sa vue sur le lac St-Louis à l'aube (et les nuages qui s'ouvraient au bleu, pas de pluie!) -- et pas de voitures dans la rue. Le paradis.

Le moment le plus écervelé est venu au coin de Gouin et Pie-IX. Deux amis de Charles nous ont rejoints en vélo. Ils étaient censés commencer avec nous pour faire le tour complet de l'île. Malheureusement pour eux autres, ils ont été 10 minutes en retard au départ, car ils pensaient nous rattraper facilement. Ça leur a pris 3 heures de le faire!! Nous nous sommes rendu compte alors que nous avancions vraiment bien. Charles et moi brûlions de fracasser le record de 5:14 au Défi, établi par d'autres membres du club il y a deux ans. Bernard a décidé de ralentir un peu, et Charles et moi sommes partis à la recherche du but.

Le moment le plus à oublier a duré trop longtemps. Je parle de la section sur Notre Dame. Quelqu'un m'a dit après la course que la Ville projette de refaire toute la rue. Si c'est vrai, le circuit sera sublime dans sa totalité.

A la fin, Charles a traversé la ligne en 5:22, et moi une minute plus tard. Ensuite nous avons eu le plaisir de voir les visages souriants de ceux qui s'en venaient après. Félicitations à tout le monde! L'effort qu'on dépense à compléter ce circuit est égal pour chacun. Merci à tous qui sont restés là après la course -- ç'a été fantastique de rencontrer autant d'enthousiastes du patin. (Je savais que vous vous cachiez quelque part!!) J'ai confiance que le Défi continuera à faire sortir de plus en plus de patineurs pour célébrer le patinage à Montréal. Cet île et ses environs nous offrent toute une gamme d'opportunités pour ceux qui font le patin aligné: un réseau élaboré de pistes cyclables, le Circuit Gilles Villeneuve, des randonnées pittoresques de l'autre côté des ponts, et un gang de patineurs passionnés qui ne veulent qu'en profiter au maximum chaque été. Patinez sains et saufs, adorez chaque minute. C'est ça que je fais, moi.

Allison Turner


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