2001


Rapport - Simon Côté

 

 

La première fois que j’ai vu un pamphlet du Défi de Montréal le long de la piste cyclable, j’en ai pris un. J’me suis dit quels genres de patineurs peuvent bien entreprendre un périple pareil. Dans le fond ça m’excitait de penser à faire une chose pareille. J’ai été consulter le site, très bien fait en passant à cause de son contenu. Puis l’idée a fait son chemin. Je me suis rendu un mercredi au Vieux-Port espérant trouver la gang Montréal-Elite pour patiner. Un accueil chaleureux et des sourires sur les visages de tout ce monde qui patine ensemble, WOW. On m’a initié au patinage en groupe à faire confiance aveugle au meneur et hop on filait à toute allure sans effort. Puis j’ai continué mon entraînement personnel au gym avec une touche pour l’endurance de patinage. Et patiner aussi souvent que possible seul ou en groupe. Ma progression fut constante et surprenante.

Puis j’ai réalisé la possibilité de faire le Défi. J’ai suivie tout les conseils sur la préparation, alimentation, entretien etc.

Le matin de mon premier départ, vous dire toute la fébrilité que je ressentais, ouuff! Je me répétais sans cesse, part en douceur en douceur, tout en me réchauffant. J’étais préparé à faire le Défi en solo mais si je trouvait un groupe de mon calibre bien je m’y glisserais.

Puis on annonce le départ dans 15 secondes, pour m’assurer de partir lentement j’ai pris position à la queue du départ. Et doucement lentement me laissant glisser aisément, je dépassais les patineurs un par un sans forcer. Puis je suis arrivé à la hauteur de Rod avec qui j’avais déjà fait le Grand Tour du dimanche, je sais qu’il est plus fort que moi, je me dis que de le suivre me préviendra d’aller trop vite. Je me place derrière lui et nous patinons à la cadence digne d'un métronome.

Mathieu s'est joint à nous, nous partagions le travail puis au tour de Ralph à se joindre nous sommes 4 patineurs deux doyens et deux recrues. Puis nous filons à une belle cadence quand soudain je remarque le bord de l’eau et l’écluse de St-Anne j’ai peine à croire que nous sommes déjà rendu ici. Tire un bout, récupère avec les conseils de Rod, nous formons une équipe avec son capitaine!

Quel plaisir à chaque point de contrôle, les bénévoles tout sourires nous accueillent. Nous filons à une tres bonne allure 22 Km/Hr. Rendu à Montréal-Nord "une courbe en S" nous annonce Rod, il est en position de tête je le suis de tres près nous ralentissons entamons la courbe et flock Rod sur le sol les feuilles ont fait dérapper ses patins, j’ai bifurquer pour l’éviter (sortie côté jardins), ont repart... Rendu à Rivières-des-Prairies, alors que je tire le peloton, on fait un virage à droite pour reprendre la piste cyclable et j’ai juste eu le temps de faire un virage d’urgence pour éviter l’enseigne d’arrêt/stop fixé sur un morceau de bois à la hauteur de ma tête en travers de la piste ooouuuppppeeeellyyee! J’ai faillie m’étamper le nez d’aplomb! Tout comme quelques instants plus tard j’ai failli arracher quelques dents à Ralph lorsque mon patin coinça dans une craque dans l’asphalte.

Lorsque arrivé à la fin de la quatrieme étape je devais téléphoner à ma gardienne (Maman) afin de coordonner l’heure de nos arrivées a Verdun. Elle fut surprise que je sois rendu à cette étape. Pas le temps de dîner, vite elle file à Verdun avec mes fils. Nous on repart et on affronte le vent droit devant, ooohhh! Pas comique là! Le cardio à fond, pousse et pousse encore je fermais le pleton plus souvent qu’à mon tour et je m’accrochait de peine et misère. Lorsque Rod criais mon nom, "déjà à mon tour!" je prenais la tête et je poussais de plus belle avec le meilleur synchronisme que je pouvais. Lorsque soudain je remarque au loin le Pont Jacques-Cartier! Un soulagement intérieur, le pire est fait. Rod nous annonce 8 Km encore! Hhhaaaa oui, mais que les arrets aux intersections et les départs me sont pénibles. Lorsque nous arrivons a 100 mètres chaque de l’arrivée, Rod tend la main à Ralph qui à son tour me tend la sienne pour que nous croisions l’arrivée ensembles, car ce fut un travail d’équipe! Du haut de la butte avant l’arrivée je voit Maman et mes deux fils, Je crie YyyyyyaaaHHhhhOouuuU!

Enfin arrêté dans le gazon, mon fils Vincent cours et me saute dans les bras, la fièreté que je voyais dans les yeux de mes fils valait 1000 fois les efforts que j’ai faits. J’espère que mon exemple de tenacité et de persévérance saura influencer l’attitude positive de mes fils. Je suis un gars ordinaire qui en concert avec d’autres arrive à accomplir des choses extraordinaires.

Pour une première participation, faire le Défi en 6:15, merci Rod, Ralph et Nicolas. Ainsi qu’à l’équipe Montréal-Élite lors des entraînements! L’accomplissement personnel et la satisfaction de cette journée ne seraient pas possible sans l’organisateur de l’événement, Robert, et tout les bénévoles. Merci à vous de nous permettre de nous sentir si fiers d'une si belle façon. A l’an prochain!

Simon Côté


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