2002


Rapport - Annie Pazzi

 

 

En tant qu'accompagnateur, j'ai eu un bon aperçu de ce Défi, et je tiens à féliciter tous les bénévoles.

Samedi matin, j'ai rendez-vous avec le peloton de tête pour le ravitaillement, vers les 9h au premier point de contrôle. Je suis bien au chaud, dans ma voiture discutant avec la bénévole (malheureusement, je ne sais même pas son nom!) qui prenait en note les heures de passage. Vers 9h30, les premiers patineurs arrivent, déjà, leurs visages parlent d'eux-même. Ils sont trempés, ils ont froid. Plusieurs n'avaient pas prévu assez de vêtements... Je voudrais les aider mais comment? La bénévole avec qui je discutais me donne ses clés en toute confiance (on ne se connait que depuis une heure!) et me propose d'aller chercher des couvertures et des manteaux chez elle. Je pars en trombe et rapporte tout ce que je peux.

Je rejoins le peloton de tête, les suis quelques instants au cas où ils auraient besoin d'aide, mais Youri est là. Il s'occupe bien d'eux. D'autres pourraient avoir besoin de moi, je les quitte pour retourner auprès de cette bénévole si généreuse.

Je suis le parcours, je rencontre d'autres patineurs, offrant mon aide et la chaleur de ma voiture au besoin. Mais ils sont forts ces patineurs! Ils désirent continuer!

Plus tard, je vais à l'auditorium, peu de patineurs sont arrivés. Mais l'état dans lequel ils se trouvent me rempli... de fierté! Certes, ils sont bleus, ont presque des convulsions et arrivent à peine à parler, mais ils y sont arrivés! Impressionnant la volonté de l'être humain. Plusieurs d'entres nous devons enlever leurs patins, leurs doigts étant gelés, les déshabiller, etc. Rod est là pour pallier aux problèmes plus "graves". Une chance que tu étais là Rod...

Mais moi aussi, je suis fatiguée! Très peu dormi la veille à cause de la nervosité (eh! oui, pour nous aussi les accompagnateurs c'est excitant!) et d'avoir fait près de 170 km en voiture en aller et retour sur le parcours! Je n'ai pas pris le temps de manger, il est 14h30. Épuisée, remplie d'images toutes plus difficiles et éblouissantes les unes des autres, je rentre à la maison.

Tu as raison Rod, les plus grands sont les plus lents (sans vouloir enlever le mérite aux premiers arrivés). La difficulté cette année n'était pas de terminer en un temps record mais bien de le terminer ce Défi ! J'avais ammené mes patins, j'aurais voulu faire une partie du parcours avec mes amis de Roller-Montréal, mais honnêtement, quand j'ai vu leur état et cette température, j'ai préféré rester dans ma voiture !

Bravo à tous, ce Défi sera écrit dans l'histoire, dans nos coeurs et nos souvenirs. Et même si l'important c'est notre satisfaction personnelle, cela aurait mérité des éloges et de la diffusion dans les médias...! À l'année prochaine!!

Annie Pazzi


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