2002


Rapport - Gilles Beaulieu

 

 

Je rêvais de participer au Défi Île de Montréal depuis presqu'un an. Je crois que ma préparation physique et mentale était à point. J'avais tout prévu: identification du parcours sur la carte, équipement approprié (patins confortables, K2 Mod LT, roues 82A), nourriture, roues 78A pour pavage rugueux, Lifa et maillot de rechange.

J'étais allé à Granby fin septembre pour patiner avec le groupe de Roller-Montréal afin de connaître cette espèce qui faisait le tour de Montréal en patins. Je l'ai fait à vélo il y a douze ans et je me rappelais de la distance, 128 km. Quel beau défi. Je me suis inscrit un mois à l'avance pour ne pas changer d'idée la veille. J'étais donc décidé, très déterminé et je suis persuadé que j'aurais pris le départ même sous la neige.

J'avais prévu tout, sauf la température. Il n'y a pas eu de neige mais seulement de la pluie et du froid.

Si je fais partie du groupe qui a terminé, c'est peut-être parce que j'ai été téméraire de prendre le départ, chanceux de chuter 5 fois sans blessures graves, et parce ce que j'ai pu changer mon Lifa au Centre d'interprétation du parc de la Visitation alors que j'étais au bord de l'hypothermie. Mercredi le 23, je suis encore courbaturé. Si c'était à refaire dans ces conditions, je ne le referais pas. Après cinq jours, je soigne encore mes courbatures et panse mes éraflures.

Je suis très satisfait d'avoir réussi le Défi et d'être allé au bout de mes limites. L'organisation, l'accueil, la signalisation, les bénévoles, tout était parfait. Un grand merci à l'organisateur de l'événement, Robert Fortier, à tous ses bénévoles et à l'encouragement des autres participants de m'avoir fait vivre cette expérience unique. Et sans aucun doute à l'année prochaine.

Gilles Beaulieu


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