2002


Rapport - Linday Dyck

 

 

Quel bel accomplissement! Je tiens à féliciter tous les participants qui ont patiné même 1 km dans ces conditions horribles. Ça prend du courage en masse de tenter 128 km en patins alignés. Ça en prend encore plus de tenter la même chose dans les conditions qui nous ont confronté samedi, le 19 octobre 2002.

En terminant le parcours, nous avons accompli quelque chose dont nous pouvons être vraiment fiers. J'ai passé plusieurs années dans l'Armée canadienne, et nous disions toujours que ce qui distinguait notre travail de celui de nos pairs non-militaires était que nous nous faisions des choses difficiles sous des conditions extrêmement dures... pas mal pareilles au Défi de 2002. Je suis certain que tous ceux qui ont complété plus qu'un Défi seront d'accord qu'ils sont le plus fiers de celui de cette année.

Mais, ça suffit. Voici mon sommaire de la course.

La 1re section est allé bien, malgré ma chute sur la première pont de bois... Mon dieu, ces affaires-là deviennent glissantes dans la pluie. Au moins je n'étais pas seul, puisque quelqu'un avait tombé avant moi, et en arrière trois autres ont fait pareil.

Dans la 2e section la pluie a presque aidé. Je dit ça parce que la chaussée était tellement rugueuse, et cette colline si difficile... mais la pluie m'aidait à oublier ça et concentrer sur le patinage. Cependant j'ai commencé à rencontrer d'autres patineurs avec qui j'ai pu jaser, et c'est ça qui m'a soulagé le plus et qui m'a distrait le mieux des conditions.

Les 3e et 4e sections étaient longues... mais c'est toujours ainsi au milieu du parcours. La difficulté majeure étaient ces endroits où la piste cyclable passe dans le bois. Les feuilles, les branches, les flaques d'eau faisaient que plusieurs parties étaient pratiquement inpatinables. Mais à la fin de la 4e section j'étais en avance de mon temps projeté et tout allait bien.

Section 5. Faut-il en dire plus? La pluie avait fait d'une piste déjà mauvaise quelque chose d'abominable. Les tronçons sur le trottoir étaient tellement glissants que j'arrivais à peine à pousser. Et ce beau contrevent de 40 km/h!! Que pourrait-on demander de plus après avoir déjà patiné 100 km dans la pluie. Le vent m'a dompté complètement. Et pourtant j'ai poursuivi pour continuer ça jusqu'à la fin. Je peux vous dire que voir la fin me faisait du bien!

Je crois que je peux résumer ma réussite dans un mot: préparé. À l'aide de conseils pris de ce site, celui de Roller-Montréal, et quelques autres, mon entraînement physique m'avait bien préparé pour les rigueurs de patiner 128 km, et j'étais confiant d'être capable de compléter la tâche. Ensuite, le choix d'équipement. En ne portant que des vêtements sportifs spécialisés j'ai réussi à garder la partie supérieure de mon corps toujours à sec, ce qui m'a gardé chaud et capable de continuer. Finalement, mon expérience dans l'armée m'a aidé quand la fatigue commençait à se faire sentir.

Je veux terminer avec un mot d'encouragement et de félicitations à tous ceux qui n'ont pas terminé. Nous avons tous nos seuils personnels d'endurance et nous devons les respecter.

Merci aux organisateurs et aux bénévoles. Vous avez contribué énormément au succes de l'événement.

À l'année prochaine!

Lindsay Dyck


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