2002


Rapport - Marc Lachance

 

 

[Traduction de l'auteur]   J'aimerais partager avec vous toutes mes expériences entourant la réussite de mon premier Défi, si ce n'est que pour célébrer cet exploit personnel. Cette année en fait fût ma deuxième tentative. J'ai pris une mauvaise fouille l'année dernière sous le pont Mercier où il y avait deux trous collés et bien couvert de belles feuilles automnales! Malgré le fait que je patine depuis au-delà de 12 ans, je n'ai jamais tenté de longues distances.

Chez moi, mon épouse, qui se prénomme Angie, est une femme très active et très sportive, elle détient le record familiale de sports d'endurance puisqu'elle court des marathons depuis une vingtaine d'années, en plus de participer à des triathlons. Comme vous pouvez le constater je vit beaucoup de pression!

Donc l'année dernière j'ai cru bon d'entreprendre le défi du Défi, étant donné que ce dernier avait lieu sept jours avant mon 50ième anniversaire de naissance, quel beau cadeau je m'offrais. Mais non, les deux #$@%$#$ de trous, eux en ont décidé autrement. Donc depuis ce temps je me demandais si j'avais les capacités physiques et mentales de compléter ce fameux Défi de l'île. Eh bien! C'est fait maintenant et je suis très fier de mon exploit, je l'ai réussit, et ce, dans des conditions exécrables. Et selon les dires des vétérans se fut l'édition la plus difficile a ce jour.

J'ai terminé 43e rang, avec un temps de 8:45hres. Malgré les nombreuses difficultés et les nombreux dangers, ce fut une expérience incroyablement enrichissante au point de vue accomplissement personnel.

J'aimerais donc partager avec vous tous, ceux qui ont participé à ce Défi, les moments les plus mémorables de mon Défi, car je sais que vous saurez les apprécier.

  1. L'expression faciale de mon épouse lorsqu'elle a réalisé que j'y participais.
  2. Mon expression faciale lorsque j'ai réalisé que j'y participais.
  3. Ma joie lorsque j'ai franchis les deux $%?&%$ de trous sous le pont Mercier.
  4. Le camion de Leon Furniture qui a propulsé une vague d'eau/sable/bouette de 9 pieds de hauteur sur moi, sur une section touchant le boulevard Pierrefonds.
  5. L'autre camion non-identifiable (je m'en remettais tout juste de l'assaut du camion Leon Furniture) suivant de très près le camion Leon, me propulsant une nouvelle vague d'eau/sable/bouette, mais seulement de 4 pieds de hauteur cette fois-ci.
  6. Les 3 casi-fouilles sur Gouin ouest, dûes à la mauvaise chaussée.
  7. Les 2 casi-fouilles sur les pistes cyclables de Mtl-Nord dûes aux feuilles et branches de peupliers.
  8. La demi-douzaine de flaques d'eau d'envergures certaines, plutôt des petits lacs! (D'ailleurs j'aurais possiblement pu prendre ma revanche avec mes deux camionneurs si ils avaient été dans les parages).
  9. Les deux (pardonne-moi Angie) femmes au volant sur le boulevard Pierrefonds, qui m'ont coupé la voie de façon dangereuse sans aucune signalisation (C'est quoi le problème avec le boulevard Pierrefonds?).
  10. Le vent et la pluie parfois à horizontale.
  11. La section 5, celle qui n'avait plus de fin.
  12. Les bourrasques de vent de 30-40 km/h sur la formidable et belle rue Notre-Dame, en particulier à la hauteur des raffineries, lesquelles pouvaient freiner toute tentative de marche avant.
  13. Mais le plus mémorable pour moi fût de voir apparaître la signalisation jaune sur la piste cyclable du canal Lachine, là où l'on indique de tourner à gauche démontrant ainsi les derniers 3 km du Défi. Je dois vous expliquer que je demeure tout près de cet endroit et je visionne ces petits indicateurs depuis plusieurs années, lorsque je vais pour mes randonnées quasi journalières, et à chaque fois que je passe c'est toujours en début d'une session et à chaque fois, je me demande est-ce qu'un jour je pourrai vivre la sensation de passer à cet endroit en étant à la fin d'un exploit? Celui du Défi de Montréal! C'est fait, je l'ai vécu maintenant, quelle sensation!
  14. Dernièrement, et non le moindre, la réaction de mon épouse à mon approche (elle crie, pleure, siffle, échappe sa bourse, son cellulaire tombe par terre, et je passe tout près de trébucher) lors de mon arrivé a l'Auditorium, voilà les 128 km sont complétés, bravo Marc!

Merveilleux, je l'ai fait, à l'année prochaine!

Un gros merci à mon épouse d'avoir été présente au départ, à tous les postes, ainsi qu'à l'arrivée et aussi de m'avoir conseillé sur l'habillement etc.

À tous les bénévoles, organisateurs, vous êtes fantastiques, merci!

Marc Lachance


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