2002


Rapport - Martine Charbonneau

 

 

Eh, bien oui, j'ai pris le départ comme les autres, bien déterminée à défier la température. Dès le départ, j'ai décidé d'imposer le rythme pour le peloton de tête. Je dis bien le peloton de tête, parce que ce n'était pas une vitesse pour tout le monde et quelques patineurs me l'ont fait remarquer...

J'ai eu froid aux mains, mais ce n'est pas ça qui m'aurait fait arrêter, bien évidemment. Je ne suis pas tombée non plus. C'est plutôt que ma tendinite surnoise à décidé de refaire surface. Je l'ai endurée pendant plus d'une heure et demie, croyant que la douleur pourrait disparaître. Au contraire, ça devenait insuportable dès que je devais appliquer une force supplémentaire sur mon genou (après les chaînes de trottoir, les départs, etc.). Je me voyais déjà en train de rechigner et de brailler sur la fameuse Notre-Dame. J'ai pensé aux raisons pour lesquelles je faisais ce Défi, et aussi à mon importante compétition d'escrime dimanche prochain, et ça m'a aidé à prendre la difficile décision. Donc, à mi chemin, après 2h32 de patinage, j'ai fait signe à Youri dans sa camionette que j'arrêtais là! J'ai suivi tout le déroulement du peloton de tête et j'étais impressionnée par leur force de caractère. Je les encourageais dès qu'on passait près d'eux.

En arrivant, j'ai eu un sentiment de ne pas avoir tout donné ce que je devais au Défi, alors ça m'a fait plaisir de donner un coup de main à ceux qui venaient de se donner corps et âme pour accomplir leur exploit personnel.

Martine Charbonneau


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