2002


Rapport - Pierre Pauw

 

 

Allo! Je voudrais en tout premier lieu remercier le comité organisateur, tous les volontaires ainsi que Rod Willmot pour tous les trucs sur l'entraînement. C'était mon premier Défi. Bien qu'ayant joué au hockey dans des ligues de garage pendant plusieurs années, j'ai débuté le patin à roues alignées en mai dernier seulement.

Lors de ma première sortie, j'ai parcouru une distance impressionnante de 9 kilomètres en presque une heure. Je me suis alors dit qu'avec un peu d'entraînement et du travail, je pourrais atteindre 20 Kilos!...

Un matin, alors que je lisais "The Gazette", j'ai lu un article de Susan Hayward qui était accompagné de sa photo. Elle y décrivait sa première participation à un Défi qui avait eu lieu sur l'île de Montréal. Ça m'a intéressé et j'ai fait le grand saut en m'y inscrivant. J'apportais mes patins au travail et, sur l'heure du lunch, j'allais m'entraîner et je rentrais travailler en patins (Je demeure à St-Hubert et je travaille à Lasalle, à proximité du Canal de Lachine, soit une distance de 20 km). Malgré tout, je n'ai jamais parcouru plus de 40 km. Le jour "J" se rapprochant, j'avais l'impression de ne pas être suffisamment en forme. Tant pis, prêt pas prêt j'y vais! Mon objectif était de débuter la parcours et voir jusqu'où je pourrais me rendre. Et si je parvenais à compléter le parcours, WOW!

Le matin de l'événement, je me suis rendu à Verdun et il a commencé à pleuvoir, j'ai cru que ça allait durer 1 heure tout au plus. Après tout il n'avait pas mouillé de l'été alors pourquoi maintenant? Le départ s'était apparemment bien déroulé et je roulais assez bien. J'ai dépassé de nombreux patineurs et j'étais au premier point de contrôle à 7h15. La pluie était de plus en plus forte, j'étais mouillé jusqu'aux os mais j'ai poursuivi. J'ai atteint le second point de contrôle vers 8h45, un peu plus lent mais constant. Boulevard Pierrefonds je me suis fait arroser de la tête aux pieds, encore et encore ...(C'est à se demander si ce n'était pas toujours la même voiture...). Rendu sur Gouin, je dégoulinais littéralement mais je n'avais pas trop froid et j'ai décidé de continuer. A 11h00, j'étais rendu à la fin de la section 3 du parcours, j'avais froid avec des crampes aux deux jambes. Je ne sentais plus mes pieds. Je me suis alors dit que ce serait un bon endroit pour arrêter, mais l'homme et la femme qui offraient du chocolat chaud m'ont convaincu de continuer. L'homme m'a offert sa chaise et m'a dit que j'avais complété les deux tiers du parcours et qu'il ne me restait que 48 km, "Assis toi et prends ton temps, ce n'est pas une course" m'a-t-il dit. Après 10 minutes, j'ai repris la route a une cadence réduite mais encore acceptable. J'ai atteint la fin du 4ième tronçon en environ 1 heure 1/2 , et j'ai continué après avoir pris mon temps pour faire le plein d'eau et avoir reçu de nouveaux encouragements des bénévoles.

La dernière section s'est assez bien déroulée avec des vents de face pas trop forts. Ce sont les arrêts trop fréquents aux nombreux feux de circulation qui ont été le plus difficile. Puis, alors que je traversais un parc, j'ai rencontré Mario #182 qui m'a dit qu'il pensait à arrêter. Je lui dit qu'il n'en est pas question et que nous allions franchir la ligne d'arrivée ensemble. Il était trempé, fatigué et il souffrait. Nous sommes arrêtés à un abribus pour s'abriter du vent. Je lui ai donné une barre granola et du Gatorade, nous avons jasé pendant environ 10 minutes, nous nous sommes réchauffés les jambes en les frottant et sommes repartis avec l'impression d'avoir suffisamment d'énergie pour finir sans encombres. Nous avons croisé le tunnel Lafontaine, puis, en moins de temps qu'il ne faut pour le réaliser, nous voici sous le pont Jacques-Cartier. Nous patinons tout en jasant et en riant, sans trop penser à rien. Puis lorsque rendu à la hauteur du Canadian Tire j'ai dit à Mario que l'on pouvait apercevoir le toit de l'Auditorium, il s'est mis à accélérer. Lorsque je lui ai rappelé que nous avions convenu de traverser la ligne d'arrivée ensemble, il m'a saisi la main et nous avons tous les deux accéléré. Nous pouvions entendre les klaxons, les cloches, les sifflets et les gens qui nous encourageaient. Oh! quelle sensation que de traverser cette ligne.............

L'an prochain, c'est l'OR pour moi et Mario.

Pierre Pauw


Haut