2002


Bulletin Spécial

 

 

Montréal le 20 octobre 2002
De notre envoyé spécial R. Nicolas, qui a lui-même participé à l'épreuve

De Ironman à Waterman

Pendant qu'à Kailua-Kona (Hawaii), se déroulait, hier le 19 octobre, sous un soleil radieux, la prestigieuse finale du triathlon Ironman à laquelle participaient cette année 71 Canadiens (dont 10 Québécois), avait lieu, simultanément, à Montréal le Défi de l'Île de Montréal, une épreuve presqu'aussi difficile mais beaucoup moins célèbre, de 128 km en patins à roues alignées qui consiste à faire le tour de l'île de Montréal en suivant les berges. Près de deux cents amateurs de tout acabit s'étaient inscrits cette année à la 7Ième édition d'une épreuve née en 1996 d'un rêve de Robert Fortier, le fondateur. Son objectif: voir un jour les pistes cyclables de l'île former un circuit continu sur lequel les patineurs pourraient circuler et admirer les beautés du paysage.

Compte tenu des conditions météo de cette année, l'épreuve pourrait être rebatisée le Waterman, tant il a plu. Une pluie d'une intensité variant de faible à modérée est tombée pendant plus de 10 des 12 heures allouées aux participants pour compléter l'épreuve. Le soleil n'a percé les nuages que vers 15:15 h pour céder, de nouveau, la place à la pluie vers 17:00 h.

Comme si les conditions n'étaient pas suffisamment difficiles, des vents d'une vélocité variant de 17 km/h à 26 km/h (avec raffales de 35km/h en fin d'après-midi) ont soufflé pendant toute la journée, le plus souvent en direction opposée aux patineurs. Il est difficile d'imaginer comment des "amateurs" de tous âges puissent patiner pendant 8, 10 et même 12 heures, trempés jusqu'aux os, à des températures de 5 à 9°C, contre le vent, pour le simple plaisir de se mesurer à eux-mêmes. Sur plus de 150 partants, 90 participants auraient réussi à terminer l'épreuve, plusieurs ayant dû abandonner suite à des chutes répétées, des blessures ou des problèmes d'hypothermie.

De l'aveu même de plusieurs participants interviewés, il faut être "un peu malade" pour s'embarquer dans pareille "galère" (après tout, les bateaux ne vont-ils pas sur l'eau?).

Renaud Nicolas
qui a terminé en souriant...


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