2002


Rapport - Roger Picard

 

 

Après avoir fini les deux précedentes éditions du Défi de l'Île de Montréal, je voulais encore aller chercher une troisième édition. Le sentiment de satisfaction après une telle épreuve marathon est très fort. Je voulais revivre une telle sensation à nouveau, même si ça me prends toujours quelques jours pour récupérer et marcher normalement suite à un effort aussi intense.

Mais cette année Petrus (Dieu du temps et météo de la Grèce antique) nous à joué tout un tour...

Je n'ai pas besoin d'ajouter que le temps était si mauvais que même un chien ne serait pas sorti pour faire ses besoins... Ne voulant pour aucune raison manquer ce Défi, à 4 heures du matin je me suis habillé en conséquence avant d'appeler un taxi (m'étant informé des conditions météorologiques sur le site www.weatheroffice.com).

Vous auriez dû voir la tête du chauffeur lorsque je lui ai expliqué la raison pour laquelle je rentrais dans son vehicule tout équipé, casque sur la tête et patins aux pieds. Evidemment il ne pouvait pas croire que la distance de 128 km pouvait être parcourrue sur des rollers.

Arrivé sur le site de départ j'ai rencontré Charles Beaudoin qui m'a donné un bonnet de bain transparent à mettre par dessus le casque de protection. Ce truc est vraiment très efficace pour protéger de la pluie et du froid. Lui même a enrobé ses patins avec des bonnets de bains pour eviter les infiltrations dans la bottine.

Une fois le départ donné j'ai patiné quelques kilomètres avec les plus rapides, juste pour éviter les chutes ou autres situations difficiles. Gentiment j'ai ralenti ce rythme d'enfer pour trouver ma vitesse de croisière afin d'arriver au bout de cette aventure sans trop de souffrance.

Après environ 2 heures d'effort, alors que je roulais seul sur la route de Senneville, mon patin gauche est entré probablement dans une fissure. Résultat: déséquilibre et l'inévitable chute. Les mains en avant par reflêxe, l'impact c'est fini sur le côté gauche de mon menton. Je me suis relevé immédiatement pour continuer de patiner. En touchant mon visage le sang se roulait sur mes doigts. A un certain moment à l'aide du retroviseur d'un vehicule stationné à droite j'ai pu voir la nature de ma blessure. Je dois vous dire que la blessure n'étais pas belle, plutôt profonde. A ce moment tout était clair, il me fallais un médecin. J'ai arrêté une auto avec 2 personnes à bord roulant dans la même direction. Je leur ai demandé s'ils pouvaient m'amener au dépanneur le plus proche afin de téléphoner à un taxi pour me rendre à une clinique. Sans hésitations ces deux personnes m'ont déposé à l'urgence de l'hôpital le plus proche (Hôpital Lakeshore à Pointe Claire ). Une fois enregistré dans le système j'étais le deuxième sur la liste de priorité de la matinée. Après environ 10 minutes un médecin était déjà en train de coudre la plaie. Et un moment plus tard j'avais 9 points de souture sur mon menton pour fermer tout ça.

C'est ainsi que mon aventure du Défi 2002 s'est terminée. Tout va pour le mieux, d'ailleurs à aucun moment je n'avais des douleurs, j'étais même étonné qu'une blessure aussi profonde soit aussi insensible. Je pense q'une autre année, si les conditions météorologiques sont similaires je vais réflechir deux fois avant de prendre le départ.

Alors à l'année prochaine les amis, mais sous le soleil (si Petrus le veux bien). Et félicitations à tous les participants (finissants ou pas) de cette journée du Défi 2002.

Roger Picard


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