2002


Rapport - Sébastien Boisseau

 

 

C'est la première fois que je participais à un événement sportif, je ne me sentais pas vraiement à la hauteur. Je suis le patineur qui aime faire une petite "speed ride" la fin de semaine sans plus. J'ai débuté ce sport il y a deux ans quand, faute de revenu je cherchais une activité pour remplacer mon sport favoris, le motocross. Le patin est la seule activitée qui me procurait le niveau d'adrénaline que m'apportait la moto.

Vous seriez surpris du "thrill" que peux apporter un bon sprint dans une côte avec la musique techno à fond dans les oreilles. C'est comme la moto, mais tout ce qui nous sépare du désastre sont 8 petites roues. Hoo yeaaa!! Dans tout ça, tout ce qui compte, c'est de bien connaître le terrain, ses limites ainsi que celle de ses montures. L'enveloppe exploitable est parfois plus grande qu'on ne l'imagine. Au moment où tu crois que la dernière calorie à été dépensée, que la fatigue et le froid te mordent de tous côtés, te voilà reparti pour un autre 10km.

Tout commence dans la tête. Tout le long du Défi, voici quelle était ma ligne de pensée: Cette course allait durer un mois. Je me préparais mentalement à endurer la douleur et le froid pour une durée de temps beaucoup plus longue que le Défi lui-même. Après trois heures, il restait encore des jours avant la fin de l'épreuve. Tout ça prépare le système à prendre son mal en patience. En ajoutant un peu de musique rythmée pour le parcours, tout devient possible.

J'ai terminé le Défi, mais je n'ai que la moitié du crédit. Si ce n'avait été des encouragements mutuels que j'ai eu avec Frédéric, mon allié pour la deuxième partie de la course, je doute que le résultat aurait été le même. Merci Frédéric ! Le fait que nous étions deux pour combattre le vent en alternance à grandement aidé. Pas question d'abandonner non plus! Le bout de chemin que j'ai fait avec deux autres patineurs sympathiques au début de la course fut lui aussi très agréable. Il faut absolument que nous nous réunissions pour fraterniser à nouveau!

En terminant, je tiens à dire un gros merci aux organisateurs et aux bénévoles. C'est avec des gens comme vous et avec des idées aussi originales que notre ville se démarque des autres. Que vous ayez terminé le Défi ou non, vous avez déjà le crédit d'avoir envisagé le terminer. Ceci est en soit un signe de courage, vu les circonstances climatiques de ce 19 octobre.

Au plaisir de vous revoir très bientôt, et surtout... Soyez prudent!

Sébastien Boisseau


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