2003


Rapport - Pat Gauthier

 

 

Séduit depuis 2002...

Comment pouvais-je manquer le Défi 2003? Ayant participé au Défi 2002 dans des conditions exécrables, et terminé avant le fameux 8 heures, à mon réveil le 20 octobre 2002, malgré toutes ces blessures et douleurs j'étais déjà prêt pour le Défi 2003.

Donc ayant comme but de le faire cette année au-dessous de 6 heures il fallait bien se préparer. Ici malheureusement à Trois-Rivières la piste est relativement courte (20 km aller-retour). Il fallait sortir dans les rues et les rangs des villes avoisinantes pour couvrir plus de distance, et comme je patine seul, n'ayant ni d'équipe ni de coéquipier, c'est parfois long, mais le fait de patiner me fait tellement de bien! J'en ai même profité pendant l'été pour visiter ma soeur qui demeure à Waterloo; là il y a une piste qui nous permet de rouler un peu plus, et que nombreux d'entre vous connaissez bien.

Donc avec plusieurs longues distances, conseils via les sites du Défi et de Roller-Montréal, j'étais finalement prêt.

Cette année encore une fois mon père et mon frère ainsi que ma conjointe ont courageusement bien voulu me suivre pendant ce long trajet. Les deux premiers en vélo et ma conjointe en auto.

Lors de mon arrivé à l'Auditorium de Verdun l'ambiance qui y règne avant le départ est magique, cette sensation qui te gagne est vraiment spéciale. Un petit peu de réchauffement, vérification de l'équipement et de la bouffe, gros câlins à ma conjointe et voilà je suis enfin prêt!!!

Petit discours de M. Fortier, countdown et bang, toute cette belle gang qui patine dans la noirceur presque totale. Cette année je pars un peu plus rapidement pour ne pas être pris dans une meute de patineurs. Après une dizaine de minutes je rejoins un train composé de plusieurs membres du club Roller-Montréal ainsi que d'autres clans. Le dernier patineur me demande si je veux bien embarquer avec eux, et j'accepte volontiers. Par contre j'exprime à ce patineur mon inexpérience dans ce genre de patinage en peloton, à part un 20 km l'an dernier lors du dernier Défi. Il m'encourage en me disant que tout va aller bien. "Essaie de garder ce rythme et ton tour viendra où tu devras nous tirer..." WOW! J'ai donc roulé avec ce groupe jusqu'à la montée de Senneville, même si nous avons dû arrêter à cause des policiers à Pointe-Claire.

Une fois la montée faite, des crampes ont envahies ma jambe droite, et là le party était fini. Ce fut à partir de ce point difficile de récupérer, même avec les massages que mon père m'a faits. Ces fameuses crampes qui lorsque j'augmentait le rythme revenaient me dire, Hey bonhomme calmes-toi un peu si tu veux te rendre jusqu'au bout!

Ce qui me désole c'est que j'ai perdu le train et le rythme que j'avais. Mais pendant le trajet sur cette belle surface de pavé qui mène vers la fin de la deuxième étape, j'ai rencontré une patineuse de New York, Carolyn Gullo, et en discutant un peu je reprends un peu de vitesse avec elle, et blablabla on rencontre un gentil monsieur, Bernard Doth, avec qui nous avons fait un peu de chemin.

Nous avons à l'occasion formé un train quelque peu décousu (inexpérience de ma part), mais la randonnée allait bien jusqu'à ce qu'un patineur du groupe trébuche dans une petite rue tranquille le long de la rivière. J'ai dû l'éviter et voilà les crampes qui reviennent. Petit arrêt pour reposer ces jambes qui ne veulent plus continuer, et plusieurs patineurs qui passent s'informent -- oui, oui, ça va! La fin de la troisième étape et tout le trajet de la quatrième furent un calvaire pour moi avec des crampes qui me faisaient souffrir. Mes accompagnateurs m'ont offert souvent de stopper et d'être fier de ce que j'avais fait, mais en bon guerrier je me devais de continuer (orgeuil aidant aussi).

Au début de l'ultime étape, nous étions une bonne douzaine à patiner en train dans les bouts de rues et la rue Notre-Dame. Tout allait vraiment mieux maintenant, mais le pire s'en venait puisque les petits bouts de pistes cyclables avec pavé uni aux intersections nous attendaient. Pour les chevilles et le reste de cette mécanique qui nous tient debout, c'est pire que l'enfer, je ne souhaiterais pas ça même à mon pire ennemi. C'est beau le pavé uni mais c'est tout ce que j'ai à vous dire là-dessus.

Voir le pont Jacques-Cartier vous donne un peu d'ailes, vous croyez être invincible. Excusez M. Willmot, je croyais bien vous aider en prenant le lead mais j'ai manqué de jus un peu; j'aurais dû garder mon rythme au lieu de vouloir accélérer, croyant avoir repris mes forces en vous suivant! Ahhh le Vieux Montréal et cette merveilleuse rue Wellington, enfin le Canadian Tire et l'Auditorium. Voilà ma conjointe qui vient me rejoindre en patin, m'encourager pour le dernier droit final, et mon père et mon frère qui me crient LET'S GO, LET'S GO! Rendu ici c'est l'extase...

Je croise le fil d'arrivée en 6h14; je n'ai pas atteint mon but pour toutes sortes de raisons, mais je suis tellement heureux d'avoir compléter ce merveilleux Défi pour une deuxième fois.

Merci à M. Robert Fortier et toute sa gang, aux trains de patineurs que j'ai pu côtoyer, à ma conjointe qui m'a supporté pendant la saison et pendant tout le trajet, et à mon père et mon frère que j'ai fait suer un peu au début de l'épreuve à cause de la vitesse avec laquelle on était parti.

À l'an prochain je l'espère.

PS: pour l'hébergement je vous recommande un petit endroit pas cher et à 7 minutes du départ, l'hôtel du Nouveau Forum.

Aux gens de Trois-Rivières qui ont participé au Défi, ou qui aimeraient bien le faire, communiquez avec moi et qui sait, peut-être pourrons-nous former une équipe?

Pat Gauthier, #44


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