2003


Rapport - Giuseppe Lanovara

 

 

L'an dernier, je me suis entraîné pendant des mois pour être prêt à réaliser le Défi de l'Île de Montréal, et deux jours avant, l'imprévu est survenu: une vilaine grippe est venue détruire tout mes espoirs de faire ce Défi, surtout avec la météo qui était peu propice. Alors, j'ai dû me rendre à l'évidence que je ne pouvais faire ce premier Défi. J'ai été très déçu de ne pas y avoir participé. Alors cette année, je me suis tenu loin de gens qui avait la grippe et je ne l'ai eue qu'après le Défi (youppi!).

Cette année, j'avais tout organisé et tout était en place... Après une nuit blanche je me suis levé à 4 heures du matin, et après 2 espressos, ne buvant jamais de café cela a fait l'effet d'une bombe... J'étais prêt pour relever ce Défi avec un ami, mon fils et ma fille qui étaient mes supporteurs dans ce Défi que j'avais prévu faire en 6 heures.

Première section, j'étais dans le deuxième peleton et tout allait à merveille... Alors comme vous savez... on ne peut pas tout prévoir... Mon ami qui devait me devancer en vélo avec la caméra intallé à l'arrière du vélo et des ravitaillements, eh bien le frein du vélo a bloqué et il est resté loin derrière moi sans que je sache ce qui était arrivé. Alors j'ai demandé à mon fils et ma fille qui étaient en camionnette d'aller voir ce qui se passait, croyant qu'il n'était pas loin... Alors, je me suis vu livré à moi-même, sans hydratation et nourriture pendant plusieurs kilomètres. Et puis, à mi-chemin de la deuxième section, ce qui devait arriver arriva. Les muscles de mes cuisses ont barrés et j'ai dû arrêter tellement la douleur me faisait souffrir. Je croyais que c'en était fini pour moi du Défi, et cela a pris pas loin d'une demi-heure avant que mes accompagnateurs me retrouvent sur le bord de la route. J'ai pu enfin boire et manger pour me remonter... Aussitôt reparti, les crampes ont persisté... Je faisais des mouvements avec mes jambes pour essayer de les rendre moins douloureuses, mais avec peu de succès. Et puis ensuite, j'ai dû arrêter à maintes reprises dû aux crampes qui ont duré tout le restant du parcours.

Dans la troisième section, j'ai rencontré le #25 [François Cantin] (son fils lui avait lancé le défi de le faire) et le #28 [John Gosselin] (qui plus tard a failli se faire heurter par une voiture dans la pente de la rue Berri -- j'ai eu très chaud pour lui). Et puis dans les sections suivantes j'ai croisé plusieurs participants déterminés comme moi à terminer ce Défi. Dans les derniers 200 mètres, ne sachant pas l'heure exacte, j'ai donné le tout pour le tout en doublant plusieurs participants. J'étais tellement fier d'avoir atteint la ligne d'arrivée que j'ai patiné sur une jambe, les bras en l'air, malgré tout ce qui s'était passé. En plus, quand j'ai su que j'ai fait le parcours en moins de 8 heures (7 heures 51 minutes) j'étais très fier de moi.

Alors, je remercie M. Robert Fortier d'avoir créé ce Défi, de même que toute sa famille et tous les bénévoles.

Un gros merci, car sans vous, nous n'aurions pas pu vivre cette belle expérience. Longue vie au Défi de l'Île de Montréal.

Giuseppe Lanovara, #6


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