2003


Rapport - Isabel Camara

 

 

Le Défi. Je l'avais fait en 1999 et j'ai adoré l'expérience. Ensuite, je me suis inscrite à chaque année mais pour une raison ou une autre j'avais décidé de ne pas le faire. Cette année, je ne m'étais pas inscrite à l'avance, mais je l'ai fait. Et je commence déjà à penser à celui de l'année prochaine...

Le jour du Défi je me suis levée vers 4 h. Vite, vite à la fenêtre. Il ne pleut pas... Quelle joie! Faut que je me dépêche pour aller m'inscrire. (J'avais préparé le petit-déjeuner la veille.) Après avoir bien mangé, je me suis assurée que j'avais de l'eau, Gatorade, barres, banane (qui est disparue pendant le trajet... quelqu'un a trouvé une banane?!), la clé pour les patins (une chance que je l'avais) et mon baladeur. J'ai quitté mon chez moi en patins, roulé sur Wellington, j'avais donc hâte d'arriver. Je sentais l'adrénaline monter. Beaucoup de monde était déjà arrivé à l'Auditorium. Bonjour à toi, et à toi aussi, bisou ici, bisou là. Et voilà que j'étais prête pour le Défi.

Je me suis placée dans le peloton de Rod. Il faisait noir mais tout se passait assez bien. La vitesse était bonne, j'ai eu le temps de me réchauffer sans trop m'essouffler. J'étais heureuse. Avant d'arriver à Pointe-Claire, j'ai failli tomber dans un trou et depuis mon patin gauche a commencé à me ralentir. Quelques mètres après la voiture de police (Pointe-Claire), j'ai été incapable d'avancer. Mon patin voulait se diriger vers la gauche seulement. J'ai donc, à regret, dû quitter le peloton. Je me suis assise sur le gazon mouillé et j'ai essayé de voir ce qui se passait avec le patin, le roulement, la roue... Je ne savais pas trop quel était le problème. Enlève la roue, remet la roue. Un peloton passe, me demande si tout va bien. Bien, Merci les gars! Le peloton de Karine passe, me demande si tout va bien. Merci encore! Je repars. Ça roulait pas vite-vite, mais ça roulait. Je voulais me dépêcher un peu, mais attention! la chaussée était super glissante. Oublie ça la vitesse. Essaie de ne pas tomber. Ensuite, c'était le "champ de mines" à Senneville. J'avais des roues très dures et mon dos ne s'est plus remis de cet horreur. J'ai décidé d'écouter un peu de musique.

Tout d'un coup, j'entends "Allo Isa". Je me retourne, c'était Pascal. Quelle merveilleuse et réjouissante surprise. Quelqu'un que je connais pour patiner avec moi. Le mal de dos s'est un peu estompé. Je ne sais pas combien de fois pendant le trajet j'ai dit à Pascal que j'étais si heureuse de l'avoir rencontré (je pensais qu'il avait décidé de ne pas faire le Défi, mais il était arrivé en retard. Une chance!). On a vu la neige tomber, on a roulé longtemps avec John Gosselin et un autre patineur. Pascal disait souvent que la moitié était déjà faite (pour nous encourager, je pense, parce qu'on était loin de la moitié...). À un certain moment, les autres se sont distancés et nous avons fait équipe jusqu'à la fin.

J'avais très mal au dos, mon patin gauche commençait à me faire mal et Pascal m'a poussée par en arrière ou m'a tiré avec ses mains. Il était plein d'énergie (c'était sûrement une boisson magique qu'il avait concocté qui "puait"). À Pointe-aux-Trembles la boisson a arrêté de faire effet et Pascal a commencé son vrai défi (le mien je l'avais commencé il y a longtemps). Nous voilà tous les deux fatigués. Des fois il me disait: "Ce n'est pas une vitesse de Défi, ça." À un moment donné, nous avions envie de prendre l'autobus... mais on a "toffé". En arrivant à la rue Notre-Dame, j'ai dû m'arrêter pour enlever la roue. Elle ne roulait vraiment plus (j'aurais dû l'enlever bien avant). J'ai commencé à rouler plus vite et on dirait qu'à l'approche de Montréal j'ai eu un regain d'énergie. Mais nous avions hâte de finir et on se disait que l'année prochaine, si l'on décidait de faire le Défi, il faudrait s'entraîner un peu plus... avant!

Mais quelle joie finir le Défi avec le sourire et beaucoup de fierté.

Merci Robert Fortier! Tu m'obliges à me dépasser et à avoir tellement de plaisir même quand tout va mal. Il faut le faire...!

Merci à tous les patineurs pour être aussi fous que moi, à John pour nous avoir accompagnés et un grand merci à toi, Pascal, pour la camaraderie.

À l'année prochaine.

Isabel Camara, #155


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