2003


Rapport - Michel Picard

 

 

Depuis ce printemps j'avais décidé de faire ce Défi. Occasionnellement j'allais voir sur le site les photos, conseils et les histoires de ceux qui avaient fait le Défi 2002 dans l'eau. Je trouvais ça débile, écoeurant. Je me disais que je serais prêt à tout et que ce serait une belle journée de plaisir... (Quelle illusion!)

Arrivé à 5 hrs du matin, ce merveilleux samedi, sûr de n'avoir rien oublié, je suis prêt. 6 hrs, voici le décompte, 4-3-2-1 c'est parti. Tout va à merveille, je me sens bien, mes compagnons de Victo et moi avons une bonne vitesse, nous rejoignons et dépassons plusieurs patineurs.

Soudain après seulement 30 min... mon patin gauche glisse sur je ne sais quoi, je perds l'équilibre je me dirige vers le côté de la piste cyclable, que vois-je? Un arbre -- je me jette par terre -- trop tard. On vient de faire connaissance. J'ai un muscle de la cuisse d'étiré, très douleureux, et la cheville légérement foulé, c'est elle qui a mieux connu l'arbre. Je me relève, prends mon téléphone d'une main et de l'autre je me gratte le casque, qu'est-ce que je fais? Ça fait vraiment mal, je ne suis pas pour tout lâcher, ça fait 6 mois que je pense à ce Défi. Mes copains de Stamina m'encouragent et je décide de repartir lentement, je ne peux pas aller vite, mes copains m'attendent toujours et coupent le vent pour moi. Un coup réchauffé, j'augmente la vitesse mais à chaque arrêt c'est très difficile de repartir.

À mi-chemin je me dis, si ma femme passe en auto j'embarque... Mais je l'ai vue seulement à la fin de l'étape 4, où il ne reste que 29 kilomètres. Après avoir enduré les douleurs de la cuisse et de la cheville si longtemps, je décide de finir. Si j'ai pu affronter les branches, les trous, les roches et le gravier... le reste devrait être facile.

Mais non, je ne savais pas qu'il y avait autant de pavé uni, sur les pistes cyclables. (En passant, pourquoi ils appellent ça du pavé uni?)

Cr..... que ça faisait mal, parlez-en à ma cheville, j'en avait la larme à l'oeil, mais j'ai terminé et j'en suis fier.

Je dis un gros merci à mes copains de Stamina, Lionel, Marc et André de m'avoir attendu et supporter. Un autre gros merci à nos supporteurs, ma femme, ma fille et mon copain Sylvain pour nous avoir alimentés, encouragés, endurés et soignés tout le long du trajet . Ce n'était pas facile pour eux ne connaissant pas la ville. Merci aussi aux organisateurs, c'est fantastique de finir et de dire mission accomplie.

Après ma petite convalescence, je vais recommencer à patiner pour être prêt pour l'an prochain. Je devrais être capable de me trouver des chemins aussi méchants même en campagne. (HA! HA! HA!)

Michel Picard, #89


Haut