2004


Rapport - Jean-Pierre Choquet

 

 

Une journée de bénévoles, d'amis et de famille

Nous avons vu Robert Fortier (beau-frère) dans le courant de l'été. Hé Robert pas la peine de nous appeler, nous serons là le jour J. Deux jours avant, coup de téléphone de Robert. Puis? Pas de problème, nous serons là avant 5 heures. Viens-tu seul? Non non je vais chercher Laurianne (ma fille), vendredi soir à Trois-Rivières. Elle ne veut pas manquer cela pour tout l'or du monde. Si vous avez vu des affiches du Défi à Trois-Rivières c'est elle la coupable. Sur le retour nous allons chercher son chum Jonathan qui a décidé de le faire en vélo avec un copain.

Déjà 23h00. Allez on prépare notre stock. Car demain matin pas le temps pour cela. Après quelques minutes, vêtements chauds, imperméables et souliers sont en ligne. Ok nous sommes prèts, allez dodo. Demain le grand jour. Ça fait une semaine qu'on y pense à tous les jours et qu'on surveille la météo. Dans la nuit, je me réveille plusieurs fois, excitation du Défi ou à cause de la pluie qui résonne joliment sur le toit. Non pas encore comme 2002 où nous avons eu froid et que la pluie n'avait pas vraiment arrêté.

Allez debout dans la maison, c'est l'heure du départ.

Le fiston cette année a déclaré forfait, clavicule de brisée dû à une chute de vélo. Ça fait quand même quatre Défis à son actif. Pas mal pour un gars qui a son anniversaire le 18 octobre. Merci Philippe.

Arrivons sous une pluie fine. Rentrons dans l'aréna déjà en mouvement. Pour l'instant tranquille mais, on sent que ça bouge et que dans les minutes qui vont suivre la frénésie du Défi va faire son oeuvre.

Salut la famille... puis nous revoyons des têtes connues, un salut, une poignée de main, un sourire, les mêmes coureurs et coureuses avec qui nous faisons équipe depuis pas mal d'années. Puis un tas de nouvelles têtes. Même chez les bénévoles. (Salut Julie) Un vrai plaisir. Bon, fini de s'amuser, Laurianne prend sa place pour les inscriptions avec (Tante) Francine et Julie (nièce). Qui sont déjà à l'oeuvre depuis un petit moment. Julie notre ex-journaliste ira dans quelques heures passer une entrevue pour parler du Défi à Radio-Canada. La connaissant, ça va être bon. Elle a du talent.

Revenons à nos patineurs... Ça commence toujours tranquillement, puis au fur et à mesure que l'heure fatidique approche, les inscriptions augmentent. Allez, un chandail d'un bord, un large de l'autre, quelle couleur? Reste plus que 30 minutes, 15 minutes, les inscriptions n'arrêtent plus, les retardataires qui paniquent un peu.

Allez hop en arrière de l'Auditorium il ne reste plus grand temps. Là, Mathieu mon neveu favori donne les derniers conseils et indications. Allez nous passons au décompte. Là nous sentons franchement l'adrénaline monter en flèche. 3, 2, 1, Go. Juste le temps de donner des encouragements et de souhaiter une bonne journée à tout ce beau monde, et nous sautons (Lauri et moi) nous aussi "sur nos patins", dans notre char je veux dire. Une chance pour moi qui n'a jamais chaussé de roller.

Le long du boulevard Lasalle nous distinguons des ombres qui glissent tranquillement sur la piste. Des feux de bengales au loin, ç'a vraiment de la gueule de la route. Comme une voiture sur la piste cyclable, un gars qui a dû prendre un raccourci. Et qui laisse derrière lui de jolies lumières rouges.

Premier arrêt, les défileurs ne sont pas encore là. Robert et son co-pilote sont prèts à filmer avec musique classique d'accompagnement dans la voiture. Avec Lauri nous nous regardons et savons que Robert va nous sortir un autre CD cette année et nous connaissons déjà la musique. Depuis le temps nous nous attendons toujours à tout, avec lui.

Le monde commence à passer devant nous à bonne vitesse, malgré la chicane dûe aux travaux. Là nous rencontrons deux anciennes patineuses du Défi qui font une petite pause pour discuter avec nous. De vielles connaissances Hihihi... Cette année elles ont enfourchées leurs montures à deux roues pour encourager les patineurs, et comme elles aiment l'ambiance, un petit tour de vélo ne peut pas faire de mal. C'est aussi ça le Défi. Un patineur nous indique que les travaux ont laissé pas mal de roches sur la route. S'il savait plus loin... Pas trop content le gars, ça doit être son premier Défi, et nous repartons sur les chapeaux de roues. Arrivée au 1er petit pont en bois, oui oui celui qui est une vraie patinoire. Attention glissant, ralentissez et encouragements. Un cri sur le pont trrrrrèèèès gliiiiissant.

Et hop repartons, quand nous ne voyons plus de patineurs. Car ça va vite ce petit monde là. Et il y a de la circulation sur la route poussez-vous, nous sommes en mission. Autre arrêt, nous avons raté les premiers déjà. La prochaine fois que nous les verrons ce sera à la remise des médailles. Pour les autres ils n'ont pas fini de nous voir, malgré que vous êtes pas mal durs à suivre car la file commence à s'étirer pas mal.

Arrivée au premier arrêt. Éric est à son poste. Comme les autres années. Crayon bien affûté et calepin à la main. Cette année pour ne rater personne il s'est muni d'une enregistreuse, micro au collet. Ça va chauffer, je vous le jure. Vous avez intérêt à annoncer votre numéro. Nous arrivons à un autre croisement. Robert est là. Ils ont déjà vu passer les premiers, et nous prenons la relève. Nous restons sur notre coin de rue, super glissant. Vous nous faites des figures acrobatiques dignes de grands patineurs sur glace.

Plus loin, nouvel arrêt. Lakeshore. Tout le monde à droite. On ne veux pas de problème avec la police. Car l'année dernière ils vous ont pris au radar. Trop vite la gang et trop indisciplinés. Et on s'est fait arrêter. Cette année c'est beau de vous voir aller en toute sécurité du coté droit de la route.

Les autres Défi, les chauffeurs d'autobus s'arrêtaient pour nous annoncer qu'il y avait une bande de malades en patin qui roulaient dans tous les sens. Non non, on ne les connait pas... Une chance qu'il n'y ait pas eu d'accident, car c'est gros un autobus.

Arrivons au croisement de Senneville. Coucou, nos amies en vélo sont toujours là, un petit arrêt et elles repartent pour vous encourager. 2e point de contrôle -- Hé Gilles (le beau-frère) tu as changé de parfum! Une belle odeur de moufette flotte dans l'air. Gilles est bien courageux sur son coin de trottoir. Dans le passé nous l'avons vu mouillé jusqu'aux os pour vous indiquer le chemin. La seule place qu'il avait pour se mettre au sec était une cabine téléphonique. Cette année à sa place sur le boulevard Pierrefonds il y avait un nouveau qui, je vous l'assure, vous indiquait avec vigueur et professionnalisme la place à tourner à gauche. Pour ceux qui l'ont raté la fatigue devaient pas mal se faire sentir.

Puis là vous disparaissez dans de beaux sentiers jonchés de feuilles. Pour être beau, c'est beau. Mais il faut être connaisseur; je vous l'accorde.

Étape 3 sous le viaduc. Elle est là, fidèle à son poste. Elle a déjà fait le Défi et a pris la piqûre de vous revoir année après année. Et ça repart. Là vous commencez à vous faire attendre. Nous attendons tranquilles le long de la Rivière des Prairies à regarder la nature. Nous vous abreuvons d'encouragement et comme vous avez pas mal soif ça nous permet de prendre sur le vif vos impressions. Là une patineuse s'arrête, trop de crampes, mais après plusieurs minutes d'étirements et après avoir fait le plein, elle repart. Là une autre arrive pour faire le vide. Nous sommes équipés, nous avons les toilettes en arrière des arbres.

Et ça repart. 4e point de contrôle. Salut ma nièce (Nadine). Qui fait équipe avec sa colloque. Pas chaud les filles, mais elle ne manquent pas de vous encourager à grand cris. Et nous faisons la vague avec d'autres supporters. Nous avons bien du fun, depuis le début. Pour l'instant le vent vous a poussés, mais maintenant nous savons comme vous que Notre-Dame ne sera pas une partie de plaisir. Nous vous voyons patiner avec effort et la fatigue est évidente. Nous vous envoyons la main et de petits coups de klaxon. Nous faisons avec les moyens du bord. Là avant de rentrer au centre-ville nous vous offrons de l'eau fraîche comme le temps. Allez, vous achevez. Le plus dur est fait. Et vous nous laissez en arrière. Repartons pour le fin du parcours. Nous ne sommes pas là pour nous amuser.

Puis enfin l'arrivée, mais c'est pas fini. Vous ne vous débarrassez pas de nous comme cela. Nous vous attendons sur le fil d'arrivée. L'ambiance est là, comme Diane qui va vous voir arriver du premier au dernier, année après année. Qu'il fasse beau ou qu'il mouille. Elle est toujours à son poste. Courageuse la belle-soeur.

Nous sommes un petit groupe bruyant à vous voir rentrer. Et comme il fait plaisir de vous regarder finir ce Défi de 128 km. Le temps n'a pas d'importance, car nous savons l'effort que vous avez donné pour finir cette épreuve, et c'est la même chose pour ceux qui n'ont fait qu'une partie du trajet. Un grand bravo à vous tous. Mais là vous êtes de plus en plus rares à rentrer. Et ma fille qui me fait les gros yeux pour rentrer. Bon il est temps de vous laisser.

Et sur le retour nous pensons déjà à l'année prochaine qui sera le 10e Défi. Comme le temps file, comme sur des roulettes. Donc rendez-vous est pris pour l'année prochaine! Mais avant nous aurons le plaisir de participer avec vous à une soirée agréable pour la remise des trophées.

Merci à Diane et Robert pour cette bonne journée en bonne compagnie.

Merci à Lauri de faire équipe avec moi, à toi aussi Phil.

Jean-Pierre Choquet, bénévole


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